Restauration : un acte révolutionnaire ?
La restauration n’est-elle pas, aujourd’hui, un acte profondément contemporain, voire révolutionnaire ?
En 2026, oser conserver plutôt que racheter, c’est déjà prendre position.
On imagine parfois que la restauration est surtout portée par les générations les plus âgées. Pourtant, ce serait une erreur de n’y voir qu’une habitude héritée du passé. À travers leur attachement aux objets et leur volonté de les transmettre, elles incarnent peut-être une voie dont nous aurons, collectivement, de plus en plus besoin à l’avenir.
Banquette accompagnera la saison
Cette banquette représente mon premier grand engagement en cannage. Démarrée aux derniers jours de douceur, elle fut terminée en plein cœur de l’hiver. Tourner autour aura néanmoins réchauffé ces nombreuses heures de travail. Le résultat est infiniment satisfaisant.
Chaise d'enfant n'a pas dit son dernier mot
Il y a quelque chose, à propos de la chaise d’enfant, qui est loin d’être achevé dans mon parcours de pailleuse. Nous en reparlerons, je l’espère, ici certainement.
Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que je remarque le profond attachement des familles à conserver ce patrimoine et à le transmettre à leurs enfants. Une démarche à laquelle je suis sensible, ayant moi-même longtemps siégé en bout de table sur ce format de chaise.
Les pouvoirs de la collection
Lors de mes études dans l’édition, j’ai découvert une notion qui, depuis, ne cesse de m’accompagner : celle de la collection.
Qu’il s’agisse de livres ou de chaises, je crois à la force tranquille des séries. Le sentiment de continuité et de réassurance qu’elles procurent possède une puissance qu’il me faut, sans rechigner, accepter.
Reprendre ses études est sous-côté
Lors de la reprise de mes études pour légitimer mon entrée dans l’artisanat, j’ai dû me pencher sur l’histoire du cannage, et je dois dire que j’y ai pris beaucoup de plaisir.
Pendant quelque temps, j’ai eu envie de citer l’époque exacte de chaque meuble que je croisais. J’ai découvert de nombreux noms. J’ai un peu honte de vous dire que je ne connaissais pas -vraiment- Thonet. C’est désormais chose réparée (autant pour le fauteuil que vous voyez ici que pour mes connaissances concernant ce fabricant).
English audiobooks, mon péché mignon
Par arrogance intellectuelle, je me suis refusée à lire La Femme de ménage, tomes 1, 2 et 3, de Freida McFadden.
Je me suis toutefois autorisé la version audio, en anglais. Sans y penser outre mesure, j’ai ainsi réussi quelques travaux, d’une main presque automatique.
Une visite à l'atelier, un souvenir à jamais
Ce fauteuil me fait penser à une amie très chère qui était venue à l’atelier, pour le photographier. Dans ses yeux à elle, reflétaient ma patience, ma conviction, mon engeagement envers ma profession. Nous en avions parlé.























